Route du Blues, 1er jour !


Hello everybody,

Cet été j’ai fait à nouveau la Route du Blues entre Chicago et New Orleans avec mon Club des 5. Un vrai rêve. Je vous raconte 10 épisodes de cette épopée, le onzième et dernier épisode sera constitué d’un grand nombre de photos. 

IMG_0060 - copie

A 443 mètres d’altitude !

_________________________________

Profiter de chaque seconde ! 

C’est l’idée qui me trotte dans la tête. Je vais à nouveau ouvrir mes yeux comme un enfant le soir où il voit pour la première fois le Père Noêl, ou la première fois ou un adulte voit Alexis Texas. Quant à mes oreilles, elles ont été préparées depuis des mois à l’écoute de tous les disques de Blues que j’avais à la maison. Robert Johnson, Muddy Waters, Big Bill Bronzy, Howlin’ Wolf et autre Buddy Guy, On commence, pour cette première étape de la Route du Blues par Chicago, fameusement réputée pour le vent qui souffle en permanence et qui va finir par me décoiffer (merci de ne pas rire non plus). 

A Chicago, il y a un club qui s’appelle le Legend’s créé par Buddy Guy. Certains soirs, le grand bluesman originaire de Louisiane est là en personne pour jouer un concert-surprise. S’il avait la bonne idée d’être là ce soir, j’irais lui faire signer mon string léopard. Enfin, j’ai du mal à croire que je vais le croiser, mais disons que pour la journée, ce sera mon rêve américain. 

En attendant, comme les premiers bluesmen, je marche. Oui je marche avec mon Club des 5 que je vous présenterai lors du dernier épisode de cette épopée. Pour ce qui est des premiers bluesmen, à l’époque, ils ont marché depuis le Delta du Mississippi le long des routes pour rejoindre le Nord et ses promesses de boulots bien payés dans l’industrie notamment. Dans le Sud, il y avait la ségrégation, le racisme et surtout la crise de 1929 qui avait frappé encore plus durement, les pauvres étaient devenus encore plus misérables. Les chanteurs de Blues avaient vraiment le blues. 

loop

Le Loop !

ticket

Très très compliqué de comprendre comment acheter un ticket de métro !

_________________

Donc, je marche, je marche sous le Loop, le fameux métro aérien de Chicago à la recherche d’une société qui nous a loué un appartement. Mais la société en question est introuvable. L’immeuble dans lequel elle était censée être abrite un institut d’esthéticiennes aux lèvres surdimensionnées ! On croirait des pneus de dragsters. Le Loop, vous le connaissez ce métro, mais si. On le voit dans des films. Les Blues Brothers par exemple, avec cette poursuite en bagnoles qui se termine par le plus grand carambolage de l’histoire du cinéma. On le voit aussi lors d’une autre poursuite dans un fabuleux film qui s’appelle Le Fugitif, avec Harrison Ford. 

Bon, changement de direction,  le Club des 5 marche vers Le Legend’s, le club de Buddy Guy. On laisse tomber l’appartement, on ira dormir à l’auberge de jeunesse, comme hier soir en arrivant aux Amériques. Il y avait un Pakistanais avec nous dans la piaule. Il venait passer un examen de médecine. J’espère que ça a marché pour lui aujourd’hui. Dans cette chambre il y avait aussi un Américain dont la copine a débarqué dans la nuit et est repartie vers 3 heures du mat. Je ne dormais pas, j’ai tout vu…

Je ne ferai pas toute la route du Blues à pied, rassurez-vous, mais là, c’est à dix minutes de marche et je profite des rues de Chicago. Je n’y viens pas tous les jours à Chicago, alors je garde bien en vue mon leitmotiv : Profiter ! 

Il reste une question en suspens. Buddy Guy sera-t-il là ce soir pour jouer ? Une question à laquelle je vous donnerai la réponse ici même, demain. D’ici là, n’ayez pas le blues… 

Ici Chicago, il est 21H ce 8 juillet, à vous les studios ! 

Eric Laforge

PS : Je vois que la majorité d’entre vous n’a pas eu besoin d’aller voir qui était Alexis Texas… 

_____________________________

Retrouvez moi sur Facebook :

https://www.facebook.com/eric.laforge1

 

 

Paris, Paname… On fait le mur ?

Certains disent que Paris est la plus jolie ville du monde. C’est oublier un peu vite Dunkerque ou Sarcelles. Mais soit. Une chose me paraît certaine, se balader avec insouciance dans les rues de Paris est un vrai délice.

J’ai donc bourlingué ici et là. J’ai dodeliné du fessier tel un dindonneau dans les toutes petites rues et les grandes avenues.  A Paris, personne ne vous obligera à visiter seulement les monuments les plus connus ou à acheter des chaussures à 4000 euros la paire, avenue George V (se dit 5 et non ‘v’ comme dans vilbrequin). C’est comme pour Louis XIV, si vous croisez sa statue, sachez qu’il s’agit de Louis 14 et non de Louis ‘xive’.

Peu importe, revenons aux magasins, il y a des petits commerces de proximité tout à fait attrayants. En face du Moulin Rouge par exemple, les magasins sont bien plus intéressants à visiter que dans les beaux quartiers. J’ai même entendu une Américaine sortir de l’un d’eux en disant « My Gode ! » ce qui se traduirait par « Cette ville me fait vibrer ».

My Sweet lady
Though it seems like we wait forever
Stay sweet baby
Believe and we’ve got everything we need.

Des paroles d’une chanson de Queen qui me font penser un peu à Paris. Allez, main dans la main, je vous propose une visite un peu décalée. 
IMG_0873

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même ! » Et si c’est une prochaine ?

IMG_0827

« Ma seule liberté est de rêver, alors je rêve de liberté… »
IMG_0830

Ca n’a pas de sens de tomber dans le panneau quand celui-ci est en hauteur.

IMG_0831

Un Ricard !

IMG_0832

Dindonneau

IMG_0835

Mignonne, allons voir si la rose

Qui ce matin avait desclose…

IMG_0836

Ce qui est gratuit est souvent suspect. Ne pas confondre suspect et lèche couilles. La confusion me fait toujours sourire et comme sourire c’est gratuit, je ne m’en prive pas, mais c’est suspect.

IMG_0839

Belle architecture ! Les courbes à Paris sont magnifiques parfois.

IMG_0843

Du monde au balcon.
IMG_0847

Les cochons ne sont-ils pas roses ?

IMG_0848

Un cerveau pour tout le monde pour ne plus être servile ?

IMG_0852

Ah bah mon vélo ! !

IMG_0855

Paint it black… on The Wall !

IMG_0857

Gnééééé !

IMG_0868

Ce qui existait avant les e-mails.

IMG_0871

Et si je n’entre pas ?

IMG_0874

Je suis Charlie aussi. Donnons un cerveau à ceux qui tuent ceux qui aiment le vin et le sexe pour atteindre un paradis rempli de vin et de vierges…

IMG_0875

Cui… cui.. Les oiseaux sont cuits

IMG_0876

Faut reconnaître que c’est plutôt une boisson d’hommes !

IMG_0878

Antisocial !

IMG_0880

Je suis le voisin du voisin finalement. Enfin, c’est ce qui se dit dans le voisinage.

IMG_0884

Une scène à Paris avec la Seine à Paris.

IMG_0885

21 !

IMG_0886

Pauvres de nous !

IMG_0894

A Paris en vélo, on dépasse les autos…

IMG_0897

Quand je vous disais que Paris est la poubelle des villes.

IMG_4915 - copie 2

Demain sera parfait.

IMG_4972 - copie

La vie c’est ici et maintenant.

IMG_4977

Je suis sur le cul !

 

Une journée à La Havane (Cuba)

– On ne se sortira pas indemne de ce pays !

C’est ce que j’avais répondu à une amie journaliste qui était avec moi lors de mon premier séjour à Cuba. Quand vous prenez la peine de sortir de ces hôtels surpeuplés de gens dangereux, vous découvrez alors des gens en danger. Les premiers sont armés d’appareils photos, de shorts bariolés et soit d’un bob ‘Ricard’, soit d’une casquette de basket suivant leur provenance. Les seconds sont des autochtones, ils vivent là comme ils peuvent. Certains se débrouillent mieux que d’autres. Plus vous vous enfoncez seul dans les quartiers reculés et plus vous trouvez des langues qui se délient à propos du  régime en place, mais sans être dupe de cette Amérique qui voudrait refaire de Cuba un Etat américain.

Je vous propose de me suivre lors d’une journée type que je m’organisais sur place pour prendre des photos dans les rues de La Havane, dès 4h du matin.

La Havanne - Nuit - Epave de voiture (3)4h30, dans une rue totalement obscure. Le fantôme d’une belle américaine qui se fait ‘flasher’ comme une vulgaire bagnole en excès de vitesse.

La Havanne - Nuit - Linge4h40, le linge sèche. Dommage qu’il n’y ait pas … du monde au balcon.

La Havanne - Nuit - Boutique allumée (2)4h45, toujours quelque part dans le quartier Naranjito, un local est allumé, je passe mon appareil à travers le rideau métallique qui sert de porte. La lumière est blafarde, ça semble être un magasin, mais je me demande bien ce qu’on y vend.

La Havanne - Nuit - Deux hombres5h00, deux ombres s’approchent de moi. Un peu d’angoisse. Finalement rien de suspect, un garçon est une fille sont enlacés. Le garçon me demande de les prendre en photo parce qu’on est le 14 février et qu’il veut un souvenir de ce jour de St Valentin.La Havanne - Nuit - Des passants (1)5h30, le jour pointe son nez, des silhouettes marchent nonchalamment vers le travail.
La Havanne - Nuit - Patrouille de police (1)5h40, je suis calé derrière mon appareil planté sur son pied. Je fais la mise au point pour tenter de montrer la clarté qui inonde petit à petit la rue. Je vois quatre types qui depuis le bout de la rue se dirigent vers moi. Puis l’un des quatre se détache du groupe, je vois alors que ce sont des policiers. Il vient me demander ce que je fais là, mais se ravise en voyant que je suis un touriste. Et si j’avais été Cubain, que me serait-il arrivé à prendre des photos dans la rue à 5h40 du matin ?

La Havanne - Levé du jour - Façade en ruinesBientôt l’heure de l’école, à Cuba l’uniforme est de rigueur.

La Havanne - Capitol Le Dome9h15, sous le dôme du Capitol National, réplique presque exacte du Captitol de Washington. Celui de La Havane ferait 50 cm de plus en hauteur ! La Havanne - Comité de défense de la revolution (2) La Havanne - Comité de défense de la revolution10h00, devant un comité de défense de la révolution.

La Havanne - Façade avec linge10h05, encore du linge. La Havanne - Façade d'école et homme avec brouette11h, une scène de rue. La Havanne - Habitation - Acsenceur désafecté11h00, une cage d’escaliers d’immeuble. L’ascenseur n’est plus qu’un souvenir, condamné désormais par des tôles. Plus de pièces de rechange, l’éternel blocus vient à bout de tout. La Havanne - Habitation - Grille11h00, même cage d’escaliers d’immeuble, depuis la rue. La Havanne - jus de cannes à sucre11h15, un bon jus de cane à sucre va me rafraichir.

Varadéro - Ecole - Classe 1 avec MaximeVaradéro - Ecole - Classe 411h20, dans la rue, un homme m’interpelle, voyant que je fais des photos d’une façade. Il est le directeur d’une école de quartier et me propose d’entrer pour visiter les classes, ce que je fais. Dans chaque classe, il y a une représentation plus ou moins fidèle de Castro et une du Ché. Il y a aussi ce qu’ils appellent El Pannel, un panneau sur lequel se trouvent le drapeau cubain, les paroles de l’hymne, un texte d’explication sur le drapeau et un autre sur la révolution.
La Havanne - Partagas fabrication d'un cigare (9)11h45 chez Partagas, inévitable détour touristique pour assister à la fabrication de cigares.

La Havanne - Place de la révolucion - Che 412h20 tout aussi inévitable, le détour par la place de la révolution. Ici, du temps de sa splendeur, Castro faisait des discours devant un million de personnes. Il faut dire qu’il était préférable pour chacun d’être là, sous peine d’avoir une visite de la police vous demandant la raison de votre absence.

La Havanne - Place de la révolucion - Drapeau La Havanne - Véhicules - Américaine - Oldsmobile violette (2) La Havanne - Véhicules - Avant droit d'une américaine blanche avec passantLa Havanne - Vue aérienne - Homme sur toit et balcon(2)Dans l’après midi, depuis une terrasse d’immeuble.

La Havanne - Vue aérienne - Jour de payeVers 15h30, jours de paye dans cette entreprise.

La Havanne - Vue aérienne - Un type dort dans un camion15h30, la fin de la journée de travail, une petite sieste au boulot. Ça roule !

La Havanne - Malecon - Tempête (7)16h00, le fameux boulevard qui borde la mer, un jour de gros temps. C’est le Malecon.

La Havanne - Malecon (3)Même heure, plus ou moins au même endroit. Un trafic qui ferait rêver les utilisateurs du périph de Paris ou du Ring de Bruxelles.

La Havanne - Bord de mer - Petit garçon16h15, Hey petit ! Dis à ton père qu’il a quelque chose sur l’oreille !

La Havanne - Castillo del morro (2)16h15, la forteresse. La Havanne - vers Varadéro17h00, la autopista (autoroute) vers la plage.

Varadéro - Plage - Inscription 217h40 la playa !

Varadéro - Plage et voilierMême endroit, mais le lendemain.

Varadéro - RétroviseurUne impression d’être surveillé en permanence. Un Cubain à qui je disais que La Havane était une belle ville m’a répondu : – Oui, mais ici il y a deux millions d’habitants dont un million de policiers …

Varadéro - Slogan 3Partout des slogans peints sur les murs, comme s’il fallait rappeler à la population les bienfaits de la révolution. Cela dit, il faut bien reconnaître que les bienfaits ne sautent pas aux yeux des habitants qui doivent se débrouiller chaque jour pour tous les actes de la vie quotidienne. Tout ce que nous faisons ici sans même en prendre conscience, là-bas, c’est à chaque fois un combat.

La Havanne - Aéroport 2Fin de journée. Des sentiments divers, je suis partagé. Les gens sourient, ils sont toujours de bonne humeur, j’essaie de retenir ça. Mais je n’oublie pas cette dame-pipi au bord de l’autoroute ou ce père de famille que j’ai vus pleurer devant moi. Je leur avais simplement donné des petits savons piqués dans des hôtels et des médicaments rapportés de France. En m’endormant avec toutes ces couleurs en tête, je me demande quand même si la misère est moins pénible au soleil.

Route du Blues… Underground !

Comme je ne fais rien comme les autres, la Route du Blues, je l’ai empruntée à l’envers, dans le sens de la descente. Les Bluesmen des années 20, 30, 40, 50 partaient eux des Etats du Sud (Mississippi, Tennessee, Louisiane entre autres) pour échouer dans les ghettos de Chicago, notamment le South Side. Le Blues rural, acoustique, s’électrifiait.

J’ai eu la chance de faire ce trajet mythique en partant de la Windy City, parcourir une partie de la Route 66, traverser St Louis, Memphis, Clarksdale, Jackson.

A l’envers donc !

Dans ce genre de trip, j’essaie toujours d’avoir avec moi une poire pour la soif ( vieux conseil de médecin de famille) et mon appareil photo. Je vous avais publié 66 photos en revenant de là-bas sur le site Classic21.be, voici aujourd’hui quelques autres photos, inédites. L’envers du décor. L’envers …

IMG_6033Chicago, un arbre qui a des rêves de grandeur. IMG_6144Chicago, feux rouges sur fond de building. IMG_6148Chicago, chateau d’haut !   IMG_6323Centerville, quelque part sur la Route 66. Un moulin à eau, à l’écart de la route. IMG_6327A sec ! IMG_6331Il est partout.IMG_6333Déjà presque le Far West. IMG_6336Oui, c’est bien le Far West, là-bas au bout, 180 chevaux …sous le capot. IMG_6364Machine à écrire de Marion Keisker, secrétaire de Sam Philips le proprio du studio Sun à Memphis. Un jour de 1953, après qu’un jeune blanc soit venu faire une audition, elle écrit à tout hasard : EP : voix à écouter, bon chanteur de ballades. EP pour Elvis Presley. IMG_6375 IMG_6400Memphis. IMG_6404Memphis.

IMG_6429Beale Street. Memphis. IMG_6426 Le club de BB King à Memphis.IMG_6499Dans une remise, au fond du jardin de Graceland, maison de Elvis Presley. Memphis. IMG_6559Clarksdale, le blues est né ici.

IMG_6635Clarksdale, le metal meurt ici. IMG_6560Hum !IMG_6593Clarksdale, le club de Morgan Freeman.

IMG_6639Clarksdale, un hôtel.

IMG_6723Bentonia, Mississippi. La femme à barbe ?

Mount BayouMount Bayou, Mississippi. Le deuxième hôpital construit pour les noirs, il est désaffecté et ne date que de 1942. Avant il n’y avait qu’un seul hôpital pour tous les noirs de l’Etat.IMG_6799New Orleans, 2h30 du matin. IMG_6884New Orleans, 2h30 de l’après midi. IMG_6890New Orleans, même endroit, même heure. IMG_6893New Orleans, sur la route de Madison. IMG_6914New Orleans, dans une rue glauque.        IMG_6319Un bon chiffre pour diner, n’est-il pas ?

La Norvège ne perd pas le Nord

 La Norvège, ça se mérite !

J’y ai fait 160 kilomètres en vélo et tout autant à pieds en quelques jours cet été. Quelle idée ! D’autant qu’en Norvège il n’y a pas un seul chemin qui descende, ils montent tous. C’est bizarre d’ailleurs… Bref, une idée géniale (ça m’arrive d’en avoir) de visiter ce pays dont je rêvais depuis mon enfance.

Je suis parti à la recherche d’une certaine aventure, de rencontres avec des autochtones et surtout de la nature. Une grande claque ! Il y a eu notamment deux réveils matinaux plus bluffants que les autres. Je ne croyais pas ce que me montraient mes yeux. Le paysage dépassait de loin ma capacité à absorber tant de splendeurs.

Les Norvégiens sont plus froids que les Finlandais auxquels j’ai rendu visite il y a deux ans. Mais c’est une façade, dés que l’on s’engage dans une conversation, ils deviennent dociles et souriants. Même les membres de la communauté Black Metal peuvent parler sans grogner. Bah oui, j’en ai croisés. Aller en Norvège sans rencontrer des ‘Black metalleux norvégiens’, ce serait comme aller en Suisse sans ouvrir un compte en banque.

Avec ma folie des hauteurs, j’ai gravi le Preikostolen. Un rocher à pic au-dessus d’un des grands fjords. En se mettant au bord, tout au bord… encore un peu plus. Stop ! Donc de là, on voit d’abord ses pieds, puis environ 650 mètres plus bas, il y a le fjord.

PreikestolenAucune barrière, plein de gens imprudents qui montent ici en tongs, comme s’ils allaient à la plage. « Il n’y a pourtant jamais eu d’accidents répertoriés » m’a dit un Français qui montait aussi. Pas très rassuré le gars, il avait le vertige. J’ai cherché sur le net en revenant, il y en a bien eu un, un seul, l’année dernière en 2013. Un groupe d’Espagnols s’était mis au bord pour prendre une photo qui allait à coup sur impressionner leurs amis au retour. Dommage que pour l’un des membres du groupe on ne puisse voir que son bras. Il était en train de tomber. Sur la vidéo, j’imagine qu’on doit entendre son cri puis les Ooooh ! étonnés des autres. Son corps a été retrouvé le lendemain.

Bref, je vous montre ça et beaucoup d’autres choses dans les photos qui suivent. Les légendes sont là à titre indicatif, rien ne vous empêche de vous inventer une autre histoire pour chaque image… Have a nice trip !

IMG_8836 - copieIci c’est ‘Summit 21‘.  21 oui, un chiffre assez classic. L’une des deux constructions les plus hautes d’Oslo, au sommet il y a un bar et… des toilettes qui donnent le vertige. Tout ce qu’on y voit paraît petit… Enfin, pas tout quand même !

IMG_8771 - copieQuand je vous disais que ce n’était pas si petit. Il suffira d’un signe.

IMG_8735 - copieUne pub bien foutue sur le tramway d’Oslo. Comme je parle le norvégien couramment, je peux vous traduire ce qui est écrit : il faut être prudent, même les Beatles laissent passer le tram.IMG_8685 - copieUn moment pas comme les autres, dans une rue.

IMG_8663 - copie 2Un endroit pas comme les autres, dans une rue.

La façade de Neseblod Records, LE magasin de Black Metal Norvégien à Oslo. Pas une lumière n’entre à l’intérieur, les vitrines sont totalement enténébrées par des… posters. Le premier jour, je trouve porte close. Ma curiosité et les kilomètres faits à pieds pour arriver jusqu’ici me poussent tout de même à actionner la poignée, la porte s’ouvre. Tout est obscur : –Is there anybody ? Dis-je avec l’assurance d’un type incontinent qui aurait ingurgité plusieurs laxatifs. De l’intérieur une voix sans visage me répond : It’s closed !

J’étais presque soulagé, mais frustré aussi. L’envie furieuse de revenir. Le lendemain j’ai pu m’engouffrer dans l’antre de la bête. Juste après avoir passé la porte, j’ai vu ça :

IMG_8659 - copieJe me suis dit que je n’avais pas les mêmes gouts pour décorer mon appart, mais soit. Puis j’ai causé avec la fille qui était là, une blonde norvégienne, plutôt jolie avec tatouages et piercings de rigueur. Son costume de travail en quelque sorte. Elle m’a raconté un peu l’histoire du magasin qui avait appartenu à Euronymous, ancien leader d’un groupe très obscur : Mayem. Son magasin avait fermé un temps, il faut dire que son propriétaire était un peu mort. Assassiné par le bassiste d’un autre groupe. Quelle histoire ! me dis-je. Puis ensuite elle m’a raconté que son assassin, un certain Vikernes avait été accusé d’avoir brûlé des églises, au nom de l’Antéchrist. Dont une église du XIIIéme siècle que j’avais photographié deux jours plutôt et que j’avais trouvée en très bon état. Normal, après l’incendie de 1992 elle avait été reconstruite.

IMG_7987 - copieL’église en question, située dans la forêt Nordmarka au nord d’Oslo.

IMG_8637 - copie

En pleine lévitation, il y a un truc, mais il faut reconnaître que même à un mètre rien n’est visible. C’est bluffant.
IMG_8628 - copieBlitz, un groupe d’anarchistes qui peuplent la ‘Occupied house’, autrement dit un squat. Ils sont contre la société telle que nous la vivons. Soit, ça peut se comprendre. Je n’ai pas véritablement compris leur alternative. J’ai voulu en savoir plus, j’ai sonné des dizaines de fois à deux jours d’intervalle. La musique à donf et la défonse ne leur ont semble t-il pas permis d’entendre la sonnette. Sur la façade en lisant les écrits, j’ai cru comprendre qu’un million de flics morts ferait leur affaire. Juste devant la porte d’entrée, il y avait aussi un canapé dégueulasse qui puait la pisse. Bref, je ne suis pas certain d’adhérer à leur projet de société, je vais réfléchir. IMG_8613 - copieDans la campagne, une église assez insolite.
IMG_8583 - copieA une époque, dés que je voyais des friches industrielles, je m’arrêtais pour faire des photos. Parfois dans des conditions très aléatoires, pour ne pas dire inquiétantes.  Alors quant au détour d’une longue ligne droite (!) j’ai vu ce bâtiment abandonné, je n’ai pu me retenir. Il était au bout d’un monde, celui que je traversais depuis trois jours.

Ce bout du monde, le voici en quelques photos qui malheureusement ne traduiront que très faiblement ce que j’ai vu et vécu. Allez, on grimpe !

IMG_8501 - copie

Grimper, toujours grimper !

IMG_8516 - copiePause photo et on continue à grimper.
IMG_8494 - copieOn y est. 650 mètres au dessus du Lysefjord. Pas trop au bord quand même, faut pas déconner ! Plein de gens s’y font photographier, faut être con quand même…
IMG_8469 - copie… Je suis un peu con ! Comme disent les Norvégiens : Radio Rock, bare rock !

IMG_8543 - copie

Une route entre des fjords et des montagnes… Une route qui mène ici :

IMG_8558 - copieUn soir avant de se coucher. Il est 22h30,  une montagne enneigée, un fjord limpide. Il fait 8°C et presque encore jour. En bas à droite, quatre personnes se baignent dans un bac d’eau chaude après avoir plongé dans le fjord où l’eau était glaciale. Ils sont forts ces Norvégiens !

IMG_8417 - copieUn matin en se levant, un lac embrumé, des feux à peine éteints, un silence total.IMG_8402 - copieLe même matin, mais une heure plus tôt. Une baraque en bois sans le confort minimum, à peine de quoi dormir, mais c’était juste génial.
IMG_8359Un super petit mec de plus en plus grand sur le toit de la Norvège. De cet endroit, on voit 1/6éme du pays. 
IMG_8449 - copieDe l’eau à l’infini.
IMG_8376 - copieSuivez la flèche !
IMG_8390 - copieDes Rolling Stones.
IMG_8374 - copieClassic 21 au sommet. It’s a long way to the top.
IMG_8381 - copieAu bout d’une voie ferrée, une ancienne gare reconvertie en radio. Radio Rjukan. Dans cette petite ville engoncée au fond d’une vallée, un ingénieur a eu une idée à priori saugrenue mais pourtant géniale. Etant donné que même l’été, la ville a très peu d’heure de lumière du fait des montagnes alentour, l’idée a été de placer des miroirs sur les sommets pour renvoyer les rayons du soleil vers  la ville. Et ça marche.
IMG_8121 - copieEt dire que pendant ce temps, des milliers de sardines s’entassent sur des plages bruyantes et surpeuplées. Se baigner dans un lac de montagne. Pas un vendeur de chouchous ni d’esquimaux à moins de 2500 kilomètres, seuls quelques randonneurs. Je regarde le monde sans agitation, ça touche au sublime.
IMG_8436 - copieQuelque part sur un plateau, en pleine montagne, le silence est absolu, une sensation que je croyais disparue. 
IMG_8447 - copieSur le même plateau… Il paraît que ce sont les fées et les trolls qui bâtissent ces petits monticules de pierres. 

IMG_8344 - copieRetour à Oslo. A chaque coin de rue, des prises pour recharger ses batteries. Une bonne partie des voitures électriques sont des Tesla, berline de luxe californienne. Quand vous en achetez une, l’électricité pour la recharger vous est offerte à vie.
IMG_8334 - copie

Dans une galerie commerçante ouverte aux quatre vents.

IMG_7828 - copie

Voila pourquoi on doit dire : « Je vais aux toilettes » et non pas, « Je vais à la toilette. »

IMG_7946 - copie

L’esplanade de l’Opéra d’Oslo, une émission de télé en direct avec Rosanna Cash, fille de…

IMG_7954 - copieLe sommet du toit de l’Opéra.
IMG_8307 - copieDes menaces terroristes ont pesées sur la ville suite aux bombardements à Gaza. Des voitures de police patrouillent dans le centre ville et un caméraman de la télé nationale les filme.

IMG_7852 - copieLes couleurs de la Belgique sur le toit de l’Opéra d’Oslo.
IMG_8800 - copieUn après-midi de fête organisé par des Ethiopiens et Somaliens d’Oslo. Des couleurs et des sourires.IMG_8236 - copieL’hôtel de ville. C’est ici qu’est remis le Prix Nobel de la Paix en décembre de chaque année.

IMG_8180 - copieRecto-verso.
IMG_8171 - copie
Un ancien silo à grains reconverti en logements pour étudiants. Histoire de leur apprendre comment gagner du blé.
IMG_8161 - copie
Méditer au bord d’un torrent tout en fixant le soleil. Pas certain que ce soit bon pour les yeux.

IMG_8153 - copieLe même torrent.IMG_8137 - copieDes mendiants qui annoncent la couleur : « Nous ne sommes pas malades, nous n’avons pas d’enfants. Nous demandons de l’argent pour acheter de la bière !« 

IMG_8020 - copieIMG_8012 - copieLe tremplin olympique. Au bout là-en bas, c’est Oslo au bord de son fjord.

Pour terminer ce voyage, voici quelques photos d’un musée qui m’a réconcilié avec l’art contemporain. Beaucoup de dérision et d’humeur. La première oeuvre pourrait bien faire penser à Brian Jones, premier guitariste des Stones.

IMG_7888 - copie

IMG_7874 - copie

La renne des motos.

IMG_7894 - copie

A méditer !

IMG_7875 - copie

Voila pourquoi on doit dire : « Je vais aux toilettes » et non pas, « Je vais à la toilette. »  !

IMG_7880 - copie

Interpellante cette oeuvre. Le bébé semble réel. Bref, l’argent ou la vie.

IMG_7881 - copie

Ce sera l’argent.

Retrouvez-moi sur Facebook, je suis ici : https://www.facebook.com/eric.laforge1

Goooood Morning Finland !

La Finlande … Je croyais qu’il y faisait nuit toute la journée, qu’il y avait des ours polaires dans les rues et que toutes les filles étaient blondes.

aEn fait oui, c’est vrai, toutes les filles sont blondes, par contre pour le reste je n’ai vu aucun plantigrade dodeliner du fessier tout en mangeant du miel. Et la nuit ? La nuit se terminait vers 4h30 du matin à Helsinki en ce début aout. Et tout au nord du pays, les habitants ont eu leur première nuit depuis des mois. Il a enfin fait un peu obscur pendant … une heure !

Bref, pas un pays de feignasses !

Avant de partir, je savais aussi que la Finlande était un pays de Metal, de Black Metal même. Je n’ai rien contre les mecs qui éructent dans un micro avec une haleine plus chargée qu’un semi-remorque, mais j’avoue malgré les lourdeurs inhérente à ma personnalité être un peu plus sophistiqué que ça quand même.

Du coup, côté musique je suis allé voir une valeur sûre, Bruce Springsteen. Il était à Helsinki en même temps que moi, une coïncidence certainement.

bAlors mon trip en Finlande donc ?

On y voit des gens divers et variés. Certains sont morts-bourrés toute la journée dans les rues et transports en communs. D’autres ne le sont seulement que le week end. Généralement ils vont avec leur voiture en ferry jusqu’à Tallin (En Estonie), remplissent leur coffre d’alcool et reviennent le consommer à domicile. Il faut dire qu’en Finlande l’alcool est hors de prix et vendu uniquement sous monopole d’Etat dans les magasins Alko. Le Canada Dry y est moins couteux.

Cela dit et mis ce petit détail alcoolique de côté, les gens sont d’une extrême gentillesse. D’ailleurs, par certains éléments dont j’ai pu pu être témoin plusieurs fois par jour, j’ai eu l’impression également qu’il n’y avait pas de délinquance dans ce pays. Une petite fille de 6 ans descend du bus en disant au-revoir à ses amis et rentre seule chez elle. Dans un parc isolé, des jeunes filles font sans souci leur jogging en solitaire. Dans une forêt très sauvage, nous avons croisé aussi des filles seules qui faisaient du trekking. Autant d’exemples qui paraissent presque inconcevables désormais dans nos pays si géniaux et si prompts à toujours se prendre comme des exemples de réussite absolue. Vieux réflexe colonial certainement.

cPour vous dire mon ressentiment, en revenant je me suis demandé comment on en était arrivé là chez nous ? Dans nos pays, on voit des hommes qui parlent, des chefs qui discutent, des responsables qui se font élire pour gérer, ils sont tous issus de grandes écoles prestigieuses et de familles qui ne le sont pas moins. Pour finalement quel résultat ? Je crois qu’à force d’être issus toujours des mêmes milieux, il n’y a pas de secret, la consanguinité fait son œuvre.

Je ne suis pas un doux rêveur, mais le peu que j’ai découvert de la Finlande me donne une idée de ce que pourrait être la société presque idéale. Je n’ai jamais eu ce sentiment ailleurs.
Chaque année je visite une ville, cette année je suis allé vers l’Helsinki et au-delà. En regardant plus loin que l’objectif de mon appareil photo, votre imagination vous permettra de vous faire une idée de ce que j’ai vu.

dJeu d’ombres finlandaises, un soir.   « L’aigle fond sur la vieille buse. – C’est chouette ça, comme métaphore. »

eA appartenue à un mec qui est désormais à côté de ses pompes !

fSe compliquer la vie à prendre une photo à contre jour juste pour pouvoir écrire cette légende en dessous : Bienvenue à Bore !

gOn en voit de toutes les couleurs en Finlande.

hUne horloge qui est au milliardième de seconde près, deux fois par jour.

iL’homme qui regarde l’homme qui prend une photo.

jL’heure de pointe dans le métro.

kNeil Young nous mène en bateau.

lDonner des couleurs à la vie.

mEn pleine forêt, loin de tout, un refuge pour se faire à grailler. Il paraît que dans cette forêt il y aurait des loups, des ours et des écureuils volants. J’y ai juste vu des sauterelles et des fourmis, comme sur mon balcon en Belgique.

nUn concert improvisé, des djeunes viennent écouter d’autres djeunes qui jouent. C’est sur les docks, un endroit isolé du monde… mais à 10 minutes du centre d’Helsinki.

oLes Djeunes savent de quoi ils parlent.

p« We want more ! » Je n’explique pas, essayez d’imaginer pourquoi j’ai pris cette photo et ce que signifie la légende.

qUn jour, j’avais faim, j’ai réalisé un rêve : manger au Ritz ! Enfin, ce n’est plus ce que c’était le Ritz.

rUn mariage, des rebelles qui regardent l’homme qui prend une photo plutôt que de participer à la photo de groupe.

sL’élastique tac, merci kodak.

tAlors, t’as dit qu’il s’appelait comment le resto pour ce soir ?


Helsinki - Basilique - copie 2Un photographe prend la photo de la cathédrale que tous les touristes prennent. Un autre photographe le prend en photo, se croyant plus original.

uUn train, des rails et non pas déraille.

vLes mêmes couleurs que dans un film Pixar, mais là c’est 100 % naturel.

wOuvrez le ban !

xOn en perd la tête.

yPas un réseau social à portée de vue, pas de connexion, pas de GSM. Pas de vie quoi !

zPas internet, mais la toile quand même.

Z&On n’est jamais loin d’un moment de bonne zique.

aaIt’s a long way to the top.

bbRoad house blues.

ccVous avez un nouveau message.

ddUn mexicain basané.

eeUn magasin improbable au milieu de rien.

ffWho are the Beatles ?

ggThe locomotion.

hhCochonne à sa fenêtre.

iiHelsinki, vue par une fourmi.

jjUn écureuil debout.

kkNokia.

Retrouvez-moi sur Facebook, je suis ici : https://www.facebook.com/eric.laforge1

________________

Made in London

« L’angle est tel qu’on le trace et non tel qu’on le parle. » Pierre D’Ac.

Alors j’ai tracé. Tracé dans les rues de Londres à la recherche de tous les endroits qui ont vu passer les grands noms du rock. Comment un petit pays ( à l’échelle du monde ) a pu conquérir la planète à ce point ? La British invasion des années 60 a été une réalité qui a bouleversé bien au-delà de la musique. Et partout, il en reste des témoignages pour peu qu’on s’intéresse au sujet.

Les Beatles ont débarqué de Liverpool, ils ont transformé à jamais ce qui était connu avant. Puis les Stones, les Kinks, les Who, Led Zeppelin, Deep Purple, Pink Floyd, Cream, Queen, The Jam, Blur, Oasis et beaucoup d’autres ont ensuite fait fructifier le patrimoine. A cela se sont ajoutés des Américains légendaires qui sont venus prendre leur souffle ici, Jimi Hendrix, Bob Marley…

Mon trip dans Londres a commencé dans Kingly Street, au centre. Je cherchais les traces d’un club dans lequel des stars étaient passées, notamment Tony Curtis et Marylin Monroe venus du temps de Some like it hot.

Un patron d’une autre boîte, un Français, m’a accosté en me disant « –Je vais te montrer, suis moi… » Je me suis retrouvé devant une ancienne boîte à partouzes. A l’époque les mafieux venaient ici se détendre. Ce n’est pas ce que je cherchais, mais « le roi de Kingly », il est surnommé comme ça dans le quartier, a fini par m’accompagner dans la rue voisine : Carnaby Street.

La rue du Swinging London, les groupes y jouaient dans la rue ou dans les bars à l’époque. Le voyage dans le temps venait de commencer.

a

Il s’y dégage toujours une atmosphère qui transpire encore l’ambiance et la naïveté de l’époque. Il faut s’y promener, juste les mains dans les poches et se laisser porter par l’humeur. Au-delà du  ressenti, à Londres je voulais aussi faire le tour des pochettes d’albums réalisées dans cette ville.

b

La pochette la plus connue a évidemment été faite dans cette rue. Abbey Road. J’ai fait la photo quasiment jour pour jour, 41 ans après la prise de vue faite pour l’album des Beatles, c’était le 8 août 1969.

c

Si vous regardez la pochette des Beatles, sur la gauche, prés de la VW, il y a un mur blanc. Depuis les années 60′, il est sans cesse tagué par les centaines de curieux qui chaque jour se font photographier sur le « crossing ».

Faut quand même être un peu con pour se faire photographier, non ?

d

Je suis un peu con !

e

Un peu moins connu, le premier album des Who qui sort en 1965, My Generation. Il sortira aux Etats-Unis sous le titre The Who Sings My Generation, avec une pochette différente. Les musiciens sont en photo devant Big Ben en fond, la photo est prise depuis Bridge Street. J’ai fait la même, manquait juste les musiciens, ils étaient où ?… euh… Who ?

f

Ici, c’est la station de métro Bond Street, rien à voir avec James.  Cette photo est à peu de chose prés celle que l’on retrouve sur une pochette de 1978. Le groupe The Jam sort alors le 45-tours Down in the Tube Station at Midnight. Les musiciens se sont fait photographier en noir et blanc sur le quai de métro, exactement à cet endroit. Au début de la chanson, on entend le métro qui arrive. Mais le son avait été capté dans une autre station, Saint John’s Wood.

g

Là aussi, la pochette est inoubliable. Lorsque vous voyez en vrai le bâtiment, vous ne l’oubliez plus, il est gigantesque. La Battersea Power Station, comme un Titanic échoué au milieu d’un terrain vague.

C’est une centrale électrique désaffectée que l’on voit plus ou moins sous le même angle sur la pochette de l’album Animals de Pink Floyd (1977). On la voit aussi dans la vidéo de Help des Beatles. Régulièrement il est question de lui trouver une nouvelle utilité. En cette fin août 2010, elle servait de décor à un spectacle de cascades à motos.

h

Retour dans le quartier de Soho, en, plein centre. Berwick Street, vous retrouvez la même photo sur le deuxième album de Oasis, Morning Glory. J’ai essayé de retrouver les mêmes couleurs et lumières, c’est presque ça.  Par contre, comme pour l’album, j’ai voulu arrêter la circulation, enlever les scooters et virer les passants. Mon idée n’a pas été appréciée !

i

Ici on est dans un quartier que j’aime particulièrement, c’est Camden. Vous voyez de quelle pochette il s’agit ? Celle là je ne pouvais pas passer à côté, le groupe vient de ce quartier. C’est Madness avec leur deuxième album, Absolutely, en 1980. Photo prise sur Adelaide Road devant la station de métro de Chalk Farm.

j

Une cabine désormais classée au patrimoine de l’Angleterre. Comme beaucoup d’autres d’ailleurs. Celle-ci est dans Heddon street, tout prés d’un bar en glace.

Rentrez y  couverts dans ce bar, il y fait froid. Tout est en glace, comme dans un igloo. Concernant la cabine, elle figure sur le dos de la pochette Ziggy Stardust de Bowie. J’ai voulu entrer à l’intérieur pour reproduire vraiment la pochette… mais l’odeur était celle d’un oeuf pourri mélangé à un vieux camembert laissé au soleil une semaine.

k

Ça n’est pas une pochette, mais j’imagine que vous connaissez cette rue. Oui c’est la rue de Sherlock Holmes, mais c’est aussi le titre d’un tube de Gerry Rafferty, isn’t it ?

l

La maison qu’a habitée un temps Ron Wood, guitariste des Stones et de nouveau des Faces depuis cet été.

mIci, c’est le squat qu’occupaient Jagger, Richards et Brian Jones des Stones vers 62, 63. Un soir de 1963 alors que les Stones jouaient au Crawdaddy Club, les Beatles sont venus les voir jouer. Jagger les a invités ensuite à finir la soirée dans cet appart de Chelsea. Les Beatles étaient déjà des stars, les Stones étaient inconnus. Ce soir là, dans ce squat, Brian Jones a demandé un autographe aux Beatles.

n

Mick Jagger a habité ici, c’est lui qui a planté la glycine… enfin c’est ce que j’imagine. Il paraît qu’il a la main verte…

o

Descendre les escaliers… S’il y a des cendres c’est que Keith Richards est passé par là. Mieux que ça, il a même payé le loyer de cette maison plutôt bourgeoise. En 1963 elle n’était peut être pas aussi belle et les plantes vertes aux fenêtres devaient se fumer.

p

Alors ? Qui habite ici ?

q

La même maison, vue de plus loin, derrière un capot. Je prenais des photos depuis un bon moment lorsqu’un type est sorti en boitant, T shirt blanc et léger embonpoint ce qui m’a permis de le rattraper sur le trottoir pour entamer la conversation.

Il m’a confirmé que Jimmy Page habitait bien ici mais qu’il était à l’étranger pour le moment. Rien n’indique qu’il habite là vue de l’extérieur, même les voisins n’ont pas l’air  de savoir. C’est une info servie par mon bon Victor qui m’a permis d’arriver jusqu’ici. Merci Vic !

r

Après avoir reçu quelques cartouches dans le corps, là-bas en Jamaïque. Bob Marley décide de s’expatrier en Angleterre pour prendre un peu de recul avec la politique de son pays natal. Il vivra dans cette maison et  composera un album immanquable, Exodus.

s Et ici c’est qui ? Le magasin serait presque un indice. Hey Joe ! Oui madame, c’est bien Jimi Hendrix, vous avez gagné une photo dédicacée de Céline Dion.

t

Le resto de Bill Wyman, ex bassiste des Stones. Les murs sont plein de souvenirs du groupe. Des disques d’or, des guitares, des photos, c’est un peu comme un Hard rock Café, mais en beaucoup moins luxueux. La classe d’un resto se voit dans les toilettes me disait un jour un cuisinier. Ici c’est du banal, ça mériterait mieux.

u

Au détour d’une rue, à la descente du train, prés de St Pancra’s, un mec sur un scooter. Pas n’importe quel mec, un Mod. Les Mods étaient des jeunes ados dans les années 50 et 60 qui roulaient avec des scoots bardés de phares et de rétros. On les a retrouvés dans les années 70 à écouter les Who puis The Jam et enfin les groupes de Ska revival.

Quelques scènes de rues ici ou là dans Londres…

vApple Corp, la maison de disques des Beatles n’est plus dans ce bâtiment. Cela n’empêche que la porte est régulièrement tagué par des fans. C’est sur le toit de cet immeuble que les Beatles ont fait le dernier concert de leur histoire, le 30 janvier 1969.

w Un couloir entre des anciennes écuries pour accéder à une salle de concert qui s’appelle Proud Camden.

x

L’entrée d’un café !

yUne comédie musicale jouée en ce moment dans la ville.

zDes boîtes à thé dans un magasin assez luxueux prés de Piccadilly. Jetez un oeil sur le nom de la première…

aaUn studio d’enregistrement sur Denmark Street, une rue dans laquelle il n’y a que des magasins d’instruments de musique. Même pas un Mc Do.

bbUn des magasins plus historique que les autres. Si vous regardez attentivement ce panneau d’autographes, il y a des noms célèbres.

ccDans le même magasin.

ddUn Magasin de CDs à Camden.

eeLe Hard Rock Café. Je ne sais plus à qui a appartenu cette guitare. Hendrix ? Non. Elton John ? Euh… non c’est un pianiste. Marilyn Manson ? Euh non ce n’est pas un musicien lui. Céline Dion ?

 ffUne livraison de drogue devant la maison de Keith Richards ?

ggUn bar avec des chaises originales.

hhVoyage voyage !

iiHep Taxi !

jjMagic bus !

kkStreet art.

llPurple rain.

mmEn trance !

nnThe Wall !

ooEncore un tube.

ppTutti Fruiti.

qqLe pénitencier

rrDark side of the shoes.

ttEn sortant de l’hôtel un matin, sur le trottoir il y avait le tournage d’un clip avec Mark Ronson, producteur entre autre d’Amy Winehouse.

uuYou can leave your hat on.

vvLast train to London.

wwCaisse et Wood des Stones.

xxHot legs.

yyBicycle.

 Retrouvez-moi sur Facebook, je suis ici : https://www.facebook.com/eric.laforge1

________________

Paris, ville lumière

Après les photos d’Helsinki, de Londres, de Berlin et de Bruxelles, voici Paname, Pantruche, Paris quoi !

Ah ! Je l’aime cette ville. Pas pour y habiter, l’enfer de ses bouchons m’a donné envie de la fuir. Mais elle est comme une amante, elle m’aimante en l’aimant. A Paris on y revient toujours. Ce n’est pas du chauvinisme, je ne suis pas né là, comme d’ailleurs la pluspart des Parisiens. Il n’y a pas plus Breton, Normand, Auvergnat, Alsacien, Nordiste ou Marseillais qu’un Parisien. Euh… Pour Marseillais, en fait, je ne suis pas certain.

Un Parisien vous snobera toujours un peu si vous êtes né au delà du périph’ alors que souvent, lui-même, est un plouc né en Province.

J’ai donc bourlingué un week end entier dans Paris, en retournant dans des endroits que j’aime bien. Des endroits souvent inconnus que je ne saurai trop vous conseiller de voir. Si vous allez un jour à Paris, juste en visite, laissez vous porter par votre humeur. Personne ne vous obligera à jouer les touristes japonais, à savoir, vous contenter de foncer de La Tour Eiffel aux Folies Bergères en passant par l’avenue Montaigne pour faire des courses chez Vuiton.

Vous avez le droit de faire ce parcours touristique, mais si vous ne faites que cela, alors c’est dommage. Vous passerez à côté de l’essentiel. Vous n’aurez pas vu Paris, mais juste des cartes postales.

Un pylone électrique

Au fond, la Province.

Metro, boulot, Dodo.

L’entrée est obligatoire !

Les fameux bouchons parisiens.

Les Français parlent aux Français !

Comme à Amsterdam, il y a des vitrines, mais dans les fringues… personne !

Un pigeon ? Non.

Un pigeon ? Non plus.

S’attacher pour la vie.

Bien s’attacher.

Une montagne à Paris, c’est un peu comme une sardine dans le port de Marseille.

La forêt de Fontainebleau ? Non, le square Brassens.

Les vignes de Provence  ? Non, le square Brassens.

Une vieille bécane dans une rue de village… en plein coeur de Paris.

Un bistrot à l’ancienne, le serveur était sympa. Si, je vous jure.

L’eau de mes nouilles coule le long de mes coudes.

La vie en rose… en bleu… en rouge etc.

Le changement, ce n’est pas maintenant.

Un tour de charme devant son amoureuse.

Des enfants qui rient et des chaises pliées…

Ca balance pas mal à Paris

Une vitrine, une fois !

Paris, by night.

Retrouvez-moi sur Facebook, je suis ici : https://www.facebook.com/eric.laforge1

________________

Bruxelles ma belle

Après Londres, Berlin et Helsinki que je vous ai proposés ici en photos et en anecdotes, je me suis dit qu’il n’était pas nécessaire d’aller loin pour voir des choses belles ou insolites. Alors je n’ai pas pris l’avion cette fois, ni même le train, juste mes bottes de sept lieues et j’ai arpenté les rues de la capitale de l’Europe.

La visite commence avec une rencontre, au détour d’une rue  proche de la plus jolie Grand Place du monde, j’ai croisé Van Gogh. Oui Vincent lui-même (Je l’appelle Vincent pour faire croire que je le connais). Pour le reste des photos, volontairement  je n’écris aucune légende, je vous laisse les écrire vous-même si vous reconnaissez les endroits.

Bxl1 Bxl2 Bxl3 Bxl4 Bxl5 Bxl6 Bxl7 Bxl8 Bxl9 Bxl10 Bxl11 Bxl12 Bxl13 Bxl14 Bxl15 Bxl16 Bxl17 Bxl18 Bxl19 Bxl20Bxl22Bxl21Retrouvez-moi sur Facebook, je suis ici : https://www.facebook.com/eric.laforge1

________________

Ich bein ein Berliner

Un short, des tongs, un appareil photo en bandoulière et les marques de bronzage, le tout surmonté d’un Bob Ricard (Si on est Français, une casquette Jupiler si on est Belge). Voila la panoplie du parfait touriste. Mon problème est que je ne suis pas parfait, alors pour explorer Berlin je n’avais donc pas cet uniforme de circonstance.

L’année dernière j’avais décidé de bourlinguer ma carcasse dans les rues de Londres à raison de 8 kms de marche par jour pour découvrir des endroits où le rock avait laissé son empreinte. (tapez LONDON dans l’onglet de recherche en haut si vous voulez voir le reportage sur Londres). Cela dit la visite que je vous propose cette année est assez rock dans son genre.

Berlin1Cette année, j’ai foncé vers Berlin. Toujours pas de bob, ni de short, juste mon appareil photo et un gros zoom pour voir autrement que les autres, pour voir éventuellement ce que les autres ne sont pas venus voir.

A Berlin, le rock n’a pas laissé beaucoup de traces. Il y a bien une visite guidée de la ville sur ce thème, mais elle coute une fortune. Vous pouvez la faire si vous êtes riche et que vous aimez en bon touriste les visites qui frisent l’arnaque, sinon, passez votre chemin et marchez en levant la tête, il y a des choses plus intéressantes à voir.

Peu de rock donc, mais de l’histoire. Cette ville est assez laide pour tout dire, pauvre aussi si on la compare à Londres ou Paris, mais son charme est ailleurs, dans une  certaine atmosphère. Certaines visites ne laissent d’ailleurs pas indemne. Elles bouleversent, probablement pour la vie si on est toutefois doté d’un minimum de sensibilité.

_________________

Alors, on commence la visite, sans monter dans cette voiture à rallonge pourquoi ? Trois possibilités de réponse :

1- Cette voiture est très polluante

2- Un film porno est en train d’être tourné à l’intérieur.

3-Je préfère ‘hummer’ l’atmosphère de la ville à pieds.

Berlin2Et puis j’imagine une femme conduire cette voiture et tenter de faire un créneau dans une rue étroite. Oui je sais c’est macho comme remarque, mais je vous jure que ce n’est pas moi qui écrit, mon cerveau a été piraté.

Autre genre de véhicule, mais cette fois-ci idéal pour voyager en couple et s’engueuler sur le trajet à prendre. On peut en effet immédiatement se réconcilier sur l’oreiller, c’est le lit à quatre roues. Se faire une petite virée du côté de la porte de Brandebourg dans un lit, ce n’est pas une histoire à dormir debout.

Berlin3 Berlin4Un jour, de la terrasse du resto où nous déjeunions, sous un grand dôme de lumière en plein air, des gens se sont soudainement agités. Ils ont bougé, déplacé et réorganisé l’espace. Un tapis rouge immense a été déroulé.

Comme par magie, comme s’ils avaient été prévenus par un message télépathique, des milliers et des milliers de gens sont apparus, venant de partout. Ils se sont sagement rangés derrière des barrières, à la germanique, de part et d’autre du tapis.

Berlin5Puis trois grosses voitures ont ‘foulé’ le tapis de leurs pneus propres. Dans la première une femme dont la foule a scandé le nom : Olivia Wilde. Dans chacune des deux suivantes, un homme, Daniel Craig et Harrisson Ford. La vache !

Indiana Jones était là, devant moi, sans son fouet. « Quel dommage ! » dit alors une blonde tout de cuir vêtue qui était à la table d’à-côté. Mais pour moi, Harrison, c’est Han Solo de Star Wars.

Berlin6 Berlin7 Berlin8En fait Berlin est une sorte de grande friche. Partout des bâtiments abandonnés, des marginaux qui s’éclatent dans la rue, des cyclistes, des tags, des parcs pas entretenus et des espaces verts en friche.

Berlin9 Berlin10Tacheless, les guides vont diront qu’il s’agit là d’un centre culturel et d’exposition d’oeuvres d’art. Une fois devant, vous vous rendez compte que c’est un vieux squat tagué de partout et qui menace de s’écrouler. Si être un artiste consiste à barbouiller de couleurs des toiles ou différents supports. Alors les 3 étages sont peuplés d’artistes. Si être tendance, c’est forcément être décalé pour être décalé, alors c’est tendance d’être ici. Ma vision m’a plutôt fait penser qu’il s’agissait là d’un lieu de pèlerinage pour Bobos en mal de sensations pseudo artistiques.

Bref, vous entrez dans le bâtiment, ça pue l’urine et le moisi. J’aime l’art, c’est tellement… odorant et décalé !

Entrée de Tacheless.

Entrée de Tacheless.

Berlin12

A monter en apnée.

Berlin13

Les pots de peinture étaient ce qu’il y avait de plus joli, artistiquement parlant.

Si vous allez à Berlin avec un bob sur le crane et des idées de touristes dans la tête, alors, lorsque vous voudrez voir le mur de Berlin, vous irez voir la East Side Gallery. L’endroit ou existe encore la plus grande portion du mur, plus d’1 km décoré par des artistes du monde entier. Ca fait des photos bien colorées, ça fait surtout les mêmes que celles des cartes postales.

Voir cette portion du mur est comparable à la visite de Paris par un touriste japonais. Il voit en deux heures et demi, la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe et le magasin Vuitton. Et il passe à côté de l’essentiel… euh… Pigalle, la rue St Denis, le Bois de Boulogne par exemple !

Si on cherche un peu à Berlin, le mur existe à d’autres endroits et il y est bien plus intéressant, moins touristique certes, moins coloré aussi, mais plus parlant.

Dans un parc, un morceau de mur avec une pensée en forme de slogan.

Dans un parc, un morceau de mur avec une pensée en forme de slogan.

Ah, mais si… Le rock a laissé une trace ici. A moins que ce ne soit juste la folie des hommes.

Ah, mais si… Le rock a laissé une trace ici. A moins que ce ne soit juste la folie des hommes.

Dans un bosquet, loin du passage des touristes, des morceaux du mur à l’abandon. Ils sont gris, comme les Allemands de l’est les voyaient.

Dans un bosquet, loin du passage des touristes, des morceaux du mur à l’abandon. Ils sont gris, comme les Allemands de l’est les voyaient.

Gardée intacte, une centaine de mètres de l’ensemble du dispositif anti évasion. Le mur et le no man’s land ou ceux qui tentaient de passer mourraient et le mirador.

Gardée intacte, une centaine de mètres de l’ensemble du dispositif anti évasion. Le mur et le no man’s land ou ceux qui tentaient de passer mourraient et le mirador.

Pour mieux savoir qui était tenté de fuir le pays, la police politique de l’Allemagne de l’Est, la stasi, espionnait et écoutait tout le monde.

Pour mieux savoir qui était tenté de fuir le pays, la police politique de l’Allemagne de l’Est, la stasi, espionnait et écoutait tout le monde.

Berlin19Ici, c’est l’horreur absolue. Le sous marin. Une prison qui servait de salle de tortures après la guerre lorsque les Soviétiques géraient le lieu. Certaines cellules étaient étanches, elles étaient remplies d’eau lentement et le type dedans se noyait. Le but était de le faire parler, bien souvent il n’avait rien à dire puisque les innocents comme les coupables se retrouvaient ici. Le vrai but était la terreur.

L’une des cellules est encore plus terrifiante, sans entrer dans les détails techniques, elle s’utilisait de la même manière que votre four lorsque vous y mettez un poulet à rôtir. Sauf que dans cette cellule, ça durait des heures et des heures.

Dans les plus confortables des cellules, le détenu avait une planche en bois pour dormir, pas de couverture ni de matelas. L’hiver, il mourrait de froid ou de maladies, s’il avait résisté au tabassage et tortures quotidiennes. En racontant ça, il ne s’agit pas de critiquer une idéologie politique quelle qu’elle soit. Il n’est d’ailleurs plus question de politique, ni d’idéologie dans cette prison qu’était le sous-marin.

Nous sommes ici hors des hommes, hors même de l’espèce animale, juste le règne de l’inhumanité. Des hommes rentraient chez eux le soir après leur sale besogne, ils embrassaient leurs enfants, ils dormaient. Peut-être même ont-ils eu une pension confortable ?

______________________

On se détend avec des images plus légères de la ville.

Berlin20

Huitre géante ?

Berlin21

Au bout là-bas, regardez attentivement l’homme. C’est Ribéry qui discute d’un traité de philosophie qu’il a lu récemment.

Boy in the bubble.

Boy in the bubble.

Le repère des aigles.

Le repère des aigles.

Un concours de chant improvisé devant des milliers de spectateurs. Hé, mais c’est Pacman !

Un concours de chant improvisé devant des milliers de spectateurs. Hé, mais c’est Pacman !

La superbe architecture d’un batiment de l’ex Allemagne de l’Est sur la Karl Marx Allée.

La superbe architecture d’un batiment de l’ex Allemagne de l’Est sur la Karl Marx Allée.

Un homme blanc.

Un homme blanc.

Un piano vert.

Un piano vert.

Une femme nue.

Une femme nue.

Le musée Ramones à faire, ou pas. Pour moi c’était ou pas.

Le musée Ramones à faire, ou pas. Pour moi c’était ou pas.

Une église et la tour de la télé au fond.

Une église et la tour de la télé au fond.

Probablement à des gens qui se sont fait la malle.

Probablement à des gens qui se sont fait la malle.

Retrouvez-moi sur Facebook, je suis ici : https://www.facebook.com/eric.laforge1

________________