Mail à … l’Equipe de France de foot

Salut !

Je ne te pose pas la question, je décide de passer directement par le tutoiement avec toi, même si vous êtes plusieurs. C’est une question d’irrespect de ma part.

Je suis désolé, mais je n’arrive plus à avoir la moindre sympathie pour toi Les Bleus. J’essaie pourtant, mais décidément ça n’est plus possible, un peu comme une histoire d’amour qui a été trop éprouvée par les soucis du quotidien. J’en ai marre de tes gesticulations, marre de tes déclarations, marre de tes polémiques, marre de ton père qui prend le micro en conférence de presse avec sa gestuelle d’homme politique et son costard mal porté pour défendre l’indéfendable. Bref, j’en ai marre de toi. Mais avant que tu ne reprennes tes affaires, je vais t’expliquer pourquoi je n’en peux plus.

A propos de tes affaires, je garde la télé, elle est à moi. Et j’ai envie de pouvoir mater les belles rouges ou les blanches qui savent encore faire monter mon plaisir.

BarbieLa dernière Coupe du Monde a été la goutte qui a fait déborder le vase. En voyant ton visage dans ma télé, j’étais vaseux, comme lorsqu’on a trop bu et que le lendemain on se réveille avec la gueule de …bleu. Depuis j’ai essayé de pardonner et de t’aimer à nouveau, mais vraiment je n’arrive même pas à espérer te voir gagner des matchs. Quand je te vois, tu m’es indifférente. Ce n’est pas que je ne t’aime plus, c’est pire que ça, tu ne m’intéresses plus. Oui je sais, tu vas me faire le coup classique de l’amoureuse attristée : « Mais, tu ne me regardes plus, ça fait des semaines que tu ne m’as pas touchée !  »

Je le concède en effet et il y a des raisons à cela. Ta  beauté est un souvenir lointain, tu ne ressembles plus du tout à ce que tu étais quand on s’est connu. Ta mère a plus de charme, ta grand mère aussi, je les ai connues en 1984 et en 1998, mais je te glisserai deux mots sur elles dans un instant.

Mon désamour est tel que je vais finir par te faire des infidélités avec n’importe quelle belle équipe qui passera sur mon écran. Tu n’as plus aucun argument pour séduire. Regarde toi, tu as le bulbe facial plein de cellulite, oui tu as pris la grosse tête. Et puis tout ce rimmel, ce fard à paupières pour cacher la misère, tu es maquillée comme une bagnole volée. D’ailleurs les Ferrari, Porsche et Maserati qui sont dans ton garage sont un peu des caisses fauchées aux gogos qui te regardent à la télé. Il m’arrive d’en faire encore partie, mais c’est comme tomber dans le même piège depuis des années. Et puis ce mascara qui coule sans cesse sur ton visage te rend laide. Il ne coule pas parce que tu pleures un passé prestigieux qui se refuse désormais à toi, non tu n’as même pas la grandeur d’âme de penser à ton passé. Le mascara coule parce que tu transpires. Tu transpires le fric jusqu’à l’outrance.

BallonNe te méprends pas, ça ne me gêne absolument pas que tu gagnes autant en un mois qu’un smicard dans toute sa vie, mais encore faut-il que tu le mérites. Le mériter ne consiste même pas à gagner des matchs, d’ailleurs je m’en fous que tu perdes, mais j’aimerais te voir digne, tu ne l’es pas. L’épisode de ton avion entre Valenciennes et Le Touquet ce lundi montre décidément que tu n’as plus la baraka. Tout ce que tu touches se transforme en matière nauséabonde. C’est un signe, tu ne sens pas bon, tu renifles désormais le parfum bon marché.

Mériter des millions ? Mais si c’est possible, bien sur que oui. Messi ne me semble pas voler ses pesetas, il a gardé la tête sur les épaules et ne se la joue pas star. Toi, tu n’as que peu de regard vers les gamins qui attendent pendant des heures sous la pluie ou le soleil brulant l’arrivée de ton bus, pour finalement t’en voir descendre avec ton casque sur les oreilles, comme s’il n’y avait personne. Ziva ! T’es ridicule avec ce casque, « Dieu que t’as changé en cinq ans. Tu l’laisses aller, Tu l’laisses aller… » aurait chanté Aznavour.

J’évoquais ta mère, oui ta mère avec son Zizou, certes, donner un coup de boule lors d’une finale de coupe du monde n’est pas très glorieux, mais ça a autrement plus de panache que ton pitoyable épisode du bus il y a deux ans. Je sais qu’en te parlant de ça tu ne vas même pas rougir de honte tellement tu n’as pas la conscience du mal que tu as fait dans les têtes des gamins qui te voyaient comme une Déesse toute puissante

Oui je parle bien du bus en Afrique du Sud, lorsque tu as fait ta coquette en restant à l’intérieur pour une rébellion à deux balles. Enfin non, à 200 millions.

« — Mais c’est donc une révolte ? s’écriait les journaux et les fans qui n’en croyaient pas leurs yeux ni leurs oreilles.
— Non, sire c’est une révolution ! » aurait répondu La Rochefoucauld.

La Rochefoucauld… La Rochefoucauld. Non, La Rochefoucauld n’est pas un journaliste sportif. C’était un homme politique et un penseur un peu rocambolesque à ses heures. Comment ça  « C’est quoi t’est-ce un penseur ? »

Peu importe, tout cela était une image, une métaphore pour m’échapper de ton quotidien qui ne me ramène désormais qu’à des mauvais souvenirs récents.

Cela dit, cette histoire du bus avait permis de rire sur internet. Oui à tes dépens. Tu as fait rire le monde entier. A la place du mot bus, certains écrivaient ‘car’, ce qui avait permis de dire que toi Les Bleus tu étais en quart ! Je vois à ton regard intelligent que tu as besoin d’une explication. En fait, c’est une question d’orthographe, le mot quart se prononce de la même façon que car, mais ne veut pas dire la même chose. Quart signifie être en quart de finale, sous entendu, de la Coupe du Monde !

Bon… laisse tomber. Non ce n’était pas une image cette fois, mais un jeu de mot. Décidément je n’ai plus aucune complicité avec toi. Avant avec Platini, il y avait du tac-o-tac, du chambrage, il était malin le Platoche, toi tu es juste mal dégrossie. Je pourrais terminer là et te dire que tu es trop conne, mais ce serait méchant. J’attends désormais que le temps passe, j’attends des jours meilleurs. Tu vois j’ai écrit jour, mais je voulais dire joueur.

CartonJe ne veux pas prendre des exemples chez les anciens, mais il faut bien comprendre que ce n’est pas toi Les Bleus de 2012 qui peut donner une quelconque image intéressante, même dans le domaine de la rébellion. J’en viens presque à regretter Cantona. Une sorte de Gallagher du foot. Lui aussi parlait mal à l’entraîneur, lui aussi gagnait des tonnes d’oseille, mais quitte à se la jouer rebelle, lui il l’était vraiment. Etre un mauvais garçon, ça nécessite du panache.

Tu te rappelles du titre du journal l’Equipe après tes exploits en Afrique du Sud ? Je vais te rafraichir la mémoire ma belle. C’était « Va te faire enculer, sale fils de pute ! » Un des joueurs aurait dit ça à l’entraîneur. On ne saura jamais si cette phrase a vraiment été prononcée mais peu importe, le simple fait d’imaginer qu’il y ait pu avoir une ambiance dans les vestiaires qui ait débouché sur ce genre de poésie montre ton état d’esprit. Montre le niveau de ton panache qui n’est plus blanc… ni même bleu ou rouge. Il est juste boueux.

Ne crois pas que je n’aime pas les rebelles, au contraire. Je les aime bien plus que tous ces gens formatés. Mais toi tu n’en es pas un. Toi, tu es comme les petits roquets, les seconds couteaux de la politique qui essaient de se faire une place dans la cour des grands. En conférence de presse, devant les caméras, tu tentes de faire attention à chacun de tes mots avant de les prononcer. J’imagine que ça ne doit pas être trop difficile, tu as combien de mots à ton vocabulaire toi Les Bleus ? Hein ?

Euh, oui j’ai dit hein, mais pour le coup ce n’est pas un jeu de mot par rapport au chiffre un. Laisse moi quand même penser que ton vocabulaire est plus étoffé que ça… Bah tu vois, mon désamour à ton égard me ferait presque devenir méchant, heureusement que tu ne comprends pas tout.

Si ça peut te rassurer, j’imagine qu’il doit y avoir un type quelque part en Italie faisant le même genre de billet d’humeur sur la Squadra Azzura qui ne vaut vraiment pas mieux. Et dire que toutes les deux vous étiez sur le toit du monde en 2006, c’est vraiment pas beau de vieillir.

Allez je te laisse, tu as surement une bonne dizaine de tweet à publier avec ton GSM ou une partie de jeu vidéo à terminer.

PS : Quand à moi, je vais regarder la demi-finale France-Allemagne de 1982. Je sais la France avait perdu, mais ce soir là on a tous vécu des émotions incroyables et fortes. Toi tu ne m’émeuuuuuuh plus avec ton regard bovin.

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